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Les greffes de cheveux

Acte de chirurgie esthétique le plus pratiqué par les hommes, la greffe capillaire permet souvent de retrouver une densité de cheveux satisfaisante en cas de dégarnissement ou de calvitie. Les techniques employées ont connu de nets progrès ces dernières années, et les résultats obtenus sont aujourd’hui naturels et durables. Cependant, ces opérations représentent un coût non négligeable et les résultats sont variables d’un patient à l’autre.

Destinées aux hommes comme aux femmes souffrant de dégarnissement ou de calvitie, les greffes de cheveux permettent de rétablir une densité capillaire satisfaisante de façon définitive.
Elles sont toujours réalisées suivant le même principe : le chirurgien prélève des fragments de cuir chevelu dans la zone de l’arrière de la tête, où les cheveux sont denses et vigoureux. De plus, les cheveux de cette région du crâne sont insensibles à l’action miniaturisante de la testostérone, car ils ne possèdent pas les mêmes récepteurs. Ils sont ensuite réimplantés dans les zones dégarnies ou chauves, mais ils conservent leur caractéristiques génétiques d’origine : ils ne seront donc pas atteints par le processus responsable de la calvitie
Pour éviter tout phénomène de rejet, les greffons sont toujours prélevés sur la personne qui doit recevoir la greffe : il s’agit donc d’une autogreffe. Après la greffe, la microcirculation se rétablit rapidement dans le cuir chevelu, et les cheveux se remettent à pousser. Les résultats définitifs sont obtenus après 8 mois à un an.

Les techniques utilisées
Deux techniques sont majoritairement employées aujourd’hui, qui permettent toutes deux d’obtenir des résultats parfaitement naturels :
– La bandelette : cette technique consiste à prélever une fine bandelette de cuir chevelu à l’arrière de la tête, sur une longueur de 10 à 20 cm selon les besoins. Cette bandelette est ensuite divisée en fragments contenant de 1 à 4 bulbes capillaires, qui sont réimplantés un par un dans les zones dégarnies. Relativement rapide, cette technique permet de greffer un grand nombre de cheveux et donc de traiter les calvities étendues. Elle laisse une fine cicatrice à l’arrière de la tête, mais celle-ci peut facilement être camouflée par les cheveux. Par la suite, il faudra cependant éviter de couper les cheveux trop courts (rasage à la tondeuse), car la cicatrice serait alors visible.
– L’extraction d’unité folliculaire (ou FUE en anglais) : elle consiste à prélever les bulbes capillaires un par un, à l’aide d’un punch (tube-bistouri) d’un à deux millimètres de diamètre. Précise et minutieuse, cette technique ne laisse aucune cicatrice visible mais elle est bien plus longue à mettre en œuvre. Elle est généralement réservée aux calvities de faible à moyenne ampleur.

Des suites relativement légères
L’opération en elle-même est effectuée sous anesthésie locale, et n’est donc pas douloureuse. Après l’opération, des tiraillements peuvent de faire sentir dans la zone du prélèvement (pour la méthode de la bandelette), et des croûtes apparaissent au niveau des implants. Ces désagréments disparaissent en quelques jours, et il est possible de reprendre le travail dès le lendemain d’une opération, bien qu’une semaine de repos soit recommandée pour plus de confort : en effet, l’anesthésique utilisé pendant l’intervention peut parfois entraîner un œdème qui nécessitera plusieurs jours pour disparaître.
A savoir aussi
Les résultats d’une greffe de cheveux ne sont pas équivalents chez tous les patients. Plusieurs critères entrent en compte pour obtenir une redensification vraiment satisfaisante :
• La calvitie ne doit pas être trop avancée.
• Les cheveux restant doivent être suffisamment épais et denses dans la zone donneuse.
• On obtient aussi de meilleurs résultats avec des cheveux bruns et raides ou peu ondulés.
La zone donneuse doit être de taille suffisante pour pouvoir alimenter la zone receveuse.
• Enfin, les cheveux greffés resteront denses pour la vie, mais il n’en va pas forcément de même des cheveux encore présents autour de la zone receveuse : après la greffe, il est donc essentiel de poursuivre un traitement médical adapté pour éviter que la zone greffée ne devienne un ilot chevelu au milieu d’une calvitie évolutive.
Par ailleurs, cette opération représente un coût important, de l’ordre de plusieurs milliers d’euros (non remboursés par la sécurité sociale) : une donnée à prendre en compte avant d’envisager une intervention !
Enfin, n’oubliez pas que la greffe de cheveux reste un acte de chirurgie esthétique. A ce titre, elle doit être pratiquée uniquement par un chirurgien plasticien ou par un dermatologue spécialisé dans ce domaine : vous pouvez contacter l’ordre des médecins pour trouver un praticien compétent.