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L’alopécie androgénétique

iStock_000004481978_Full_02Cette page a pour vocation de vous donner une vision globale des troubles capillaires.

L’alopécie androgénétique est la forme la plus courante de chute de cheveux. Due à une sensibilité excessive des follicules pileux aux hormones mâles, elle concerne le plus souvent les hommes mais peut aussi affecter les femmes.

Une perte de cheveux progressive

L’alopécie androgénétique se manifeste d’abord par un affinement des cheveux, puis par une raréfaction et enfin, dans certains cas, une calvitie complète de certaines zones du cuir chevelu. La chute est toujours progressive, mais elle peut être régulière ou progresser par à-coups, notamment en périodes de stress ou de grande fatigue. Le rythme de la chute est très variable d’un individu à l’autre.
L’alopécie androgénétique débute le plus souvent entre 40 et 50 ans, mais elle peut parfois apparaître dès la puberté. Lorsqu’elle commence précocement, elle devient généralement plus sévère avec le temps. Elle concerne en premier lieu les hommes : 50 % d’entre eux en sont affectés à 50 ans. Cependant, 15 à 20 % des femmes sont également touchées au cours de leur vie.

Un vieillissement accéléré des follicules pileux

L’alopécie androgénétique est due à une sensibilité accrue des follicules pileux aux androgènes. Ces hormones mâles, et notamment la testostérone, se combinent avec une enzyme présente dans les follicules pileux du cuir chevelu, la 5 α réductase, pour produire une autre hormone appelée DHT.
Celle-ci stimule excessivement les follicules pileux, perturbant leur cycle de vie. Dans un premier temps, la durée de la phase anagène (phase de pousse des cheveux) diminue, entraînant une chute de cheveux plus importante. Parallèlement, la reprise d’un nouveau cycle de croissance tarde à se déclencher, et les follicules pileux fabriquent des cheveux de plus en plus fins, jusqu’à s’épuiser et devenir complètement inactifs. Les cheveux disparaissent alors, les follicules s’enfoncent dans le derme et la peau devient lisse.
La quantité d’hormones mâles produite n’est pas en cause dans l’alopécie androgénétique : c’est la réaction des follicules pileux qui est anormale. Cette hyperréactivité est bien souvent héréditaire, mais les mécanismes génétiques de l’alopécie sont complexes et elle reste difficile à prévoir.

Une répartition caractéristique

Chez l’homme, le dégarnissement induit par l’alopécie androgénétique commence généralement par les golfes temporaux ou le front, se poursuit par l’arrière de la tête (tonsure) puis s’élargit enfin sur les côtés du haut du crâne. Chaque homme présente cependant un profil évolutif personnel. Dans tous les cas, une couronne de cheveux est épargnée sur le pourtour bas de la tête, car les cheveux de cette zone n’ont pas de récepteurs pour les androgènes.
Chez la femme, la répartition est différente. Le plus souvent, elle commence sur le dessus de la tête, autour de la raie centrale. Puis cette zone s’élargit peu à peu, jusqu’à atteindre également l’arrière de la tête. Une petite ligne frontale reste généralement épargnée.
Dans d’autres cas plus rares, les femmes peuvent voir leurs cheveux se raréfier sur le front et au niveau des golfes temporaux, comme les hommes : cela peut être le signe d’une anomalie hormonale.